Publié par : vaboulker le : mai 19, 2009
Pourquoi nos enfants du primaire ne peuvent-ils pas dire au revoir à leurs camarades, à leurs enseignants et aux personnels d’encadrement, autour d’une fête de fin d’année comme dans toutes les écoles ?
Les parents ne s’investissent-ils pas? Pourtant à chaque fois que l’école fait appel à nous, nous sommes nombreux à répondre présents; dernier exemple: les poupées de l’Unicef !! Nous étions de nombreuses mamans à participer, il en est de même pour toutes les sorties en cours d’année …
Quel dommage, moi qui avait mis mon enfant dans cette école, aussi pour son côté familial, chaleureux. Dois-je renoncer à tout cela ?
Mon fils est très heureux dans cette école, il a plein de copains, je souhaite juste un peu plus de chaleur humaine, un espace de dialogue, des interlocuteurs, enfin rien d’impossible!
En espérant ouvrir le débat. VALERIE
Publié par : bruno walther le : mai 19, 2009
Publié par : bruno walther le : mai 18, 2009
Je réagis simplement comme parent d’élève d’un établissement privé de qualité même si il a baissé dans les classements ce qui n’est pas grave lorsqu’on sait comment ils sont établis. Il y a une profonde contradiction entre ses principes, l’importance accordée à la politesse, à la franchise, au respect de l’autre, et le fait de prévenir les familles “à la va-vite”…Nous ne sommes pas les personnes habilitées à diriger l’école mais nous ne sommes pas non plus des “cochons de payants” ou des personnes totalement inaptes à comprendre. Installer des caméras est un acte grave, sérieux, responsable. On ne peut le faire sans prévenir les élèves, sans expliquer les raisons, sans les sensibiliser, et surtout on se doit de ne pas les effrayer…On ne peut avoir recours à de tels procédés sans prévenir les parents…J’ai tout le sentiment que l’erreur de communication de départ devient une faute grave pour l’image de l’école. Je ne peux que regretter cette situation.
Marc Gad Drillech
Publié par : bruno walther le : mai 18, 2009
La polémique au Collège Sévigné concernant la vidéosurveillance coïncide avec la publication du dernier rapport de la Commission Nationale de l’Informatique et Libertés (CNIL) datant du 13 mai dernier. Celui -ci montre une augmentation de 43% des plaintes concernant la vidéosurveillance et demande au Ministère de l’intérieur de clarifier le régime juridique la concernant.
Sauf que ce Ministère désire porter à 60 000 le nombre de caméras à la fin de cette année. Il s’agit d’un objectif comptable bien à la mode mais dont le but ne nous est pas expliqué clairement. Le postulat de base est qu’il existe une corrélation directe entre ce nombre magique et notre sécurité. Mais d’où sort on ce raccourcis ?
A ma connaissance aucune étude scientifique ne le prouve, plutôt le contraire, et on fonde toute la légitimité de cette démarche sur des variations subjectives d’un « sentiment d’insécurité ».
Je suis pour ma part incapable de conclure. Mais je sais seulement et surement qu’une telle prolifération d’espaces vidéo surveillés est loin d’être anodine. Nous cédons sans sourciller des pans entiers de notre liberté en échange de l’utopie d’un monde sans risques et à force de courir vers le risque zéro nous stérilisons l’essence même de notre vie et celle de nos enfants.
La lettre tardive de madame le Proviseur essaye de nous expliquer en trois lignes que suite à un vol et des dégradations dans les sanitaires un système de vidéosurveillance a été installé. Et on nous demande de faire comprendre à nos enfants l’intérêt de ce dispositif !
Dois-je déduire que des caméras ont été installées dans les toilettes et qu’on y filme mes enfants à leur insu? Dois je leur expliquer qu’on viole leur intimité en toute impunité pour éviter quelques tags dans les sanitaires ? Et en plus, dois je leur dire qu’il faut collaborer puisque c’est dans leur intérêt ?
Non ! La seule attitude saine dans ces conditions semble être celle des enfants qui ont décidé d’agir, de demander des explications. Nous ne pouvons que les remercier d’avoir acquis un sens critique et de nous alerter intelligemment.
Soyons clairs, je ne plaide pas pour l’anarchie. J’ai délégué une partie de mon autorité à cette institution laïque et je l’assume. Mes enfants doivent la respecter, comme ils doivent respecter tout espace de savoirs. Mais ce devoir leur donne aussi le droit de penser librement, d’être en désaccord, d’entretenir le doute et d’exiger d’être respectés à leur tour.
On demande à une école idéale la difficile tâche d’accomplir l’alchimie schizophrène d’éduquer nos enfants, de leur imposer un cadre, mais sans étouffer leur esprit.
La réaction de quelques enfants prouve que cela existe à Sévigné et que jusqu’à aujourd’hui l’école a su préserver leur liberté. Notre devoir est de les soutenir et en aucun cas de justifier des décisions qui portent atteinte à leur intimité.
Dans ce contexte la lettre d’explication expéditive de la direction est au minimum maladroite et en tout cas extrêmement inquiétante.
Guillermo Lozano Ortiz de Zarate
Publié par : bruno walther le : mai 18, 2009
Une réunion, délégués – élèves – administration, qui semble aller sur la bonne voie
Vendredi, s’est tenue, au sein de l’école, une réunion entre les délégués et la direction de l’école.
Il semble, d’après les échos des élèves que la réunion, a permis aux délégués d’exprimer leur lassitude face au manque de communication de l’administration et leur choc de se savoir filmés en permanence.
Beaucoup de questions restent sans réponse, mais il semble que l’administration semble être sur le chemin de l’écoute.
Il semblerait que l’administration ait proposé aux élèves de passer un contrat de non surveillance avec les élèves.
Le principe serait le suivant : tant que les toilettes ne seront pas vandalisées, les caméras ne filmeront et n’enregistreront pas. Leur objectif sera masqué par un cache. Mais si elles sont vandalisées à nouveau, les caméras seront mises en marche, pour une durée que nous déterminerons dans les prochains jours.
C’est un pas en avant puisque l’administration, pour la première fois, a su écouter les élèves.
Mais c’est un drôle de pas en avant car le chantage à la video-surveillance ne me semble pas un modèle de pédagogie favorisant le principe de responsabilité et d’humanisme.
Le chantage est peut-être une nouvelle forme d’humanisme et de tolérance.
Publié par : bruno walther le : mai 18, 2009
La question de fond, au-delà de la non concertation et de la non information qui a prévalu à l’installation de ce système, est la question de la proportionnalité.
L’installation du système de vidéosurveillance, caméras dans la cour de récréation, couloirs, l’entrée des toilettes, l’entrée de la salle de professeurs pour y contrôler les entrées et sorties, est totalement disproportionnée avec les risques et le niveau d’insécurité de l’école.
Cette école n’a connu que peu d’actes d’incivilité, aucun acte grave d’insécurité, pas d’atteintes aux personnes, pas d’intrusions systématiques. Nous sommes très loin des systèmes de vidéosurveillance installés dans des établissements à haut risque.
D’autant que les lois de protection des données personnelles et de la vie privée imposent les principes fondamentaux de proportionnalité et de retenue.
La mise en œuvre d’un système de vidéosurveillance doit donc en théorie respecter le principe de proportionnalité afin de ne pas porter atteinte à la vie privée des personnes. Ce qui n’est pas le cas du système de vidéosurveillance.
Publié par : bruno walther le : mai 18, 2009
Nous avons découvert un matin, au retour des vacances de pâque, que des caméras de surveillance avaient été installées à l’intérieur de l’école et filmaient en permanence nos enfants.
Au début nous avons été un certain nombre à être totalement incrédule. Il a fallu attendre que des lycéens se mobilisent en collant des affiches devant l’école pour que nous prenions conscience du caractère particulièrement intrusif de ce système.
Aucune circulaire n’est venue nous informer de l’installation d’un système de vidéosurveillance alors que l’obligation d’information des personnes surveillées est inscrite dans la loi.
Visiblement le cadre légal encadrant l’installation d’un système de vidéo surveillance n’a pas été respecté
Publié par : bruno walther le : mai 18, 2009
A la rentrée des classes, après les vacances de pâques, un système de vidéosurveillance a était installé à l’intérieur de l’établissement, dans les couloirs, dans la cour de récréation, dans le hall…
Non seulement les faits et gestes des enfants sont en permanence scrutés par des caméras de surveillance mais surtout ces caméras ont été installées sans qu’aucune information préalable n’ait été diffusée.
Le plus hallucinant est que rien ne justifie l’installation d’un tel système. Pas la moindre justification sécuritaire possible : pas de problèmes d’intrusion, pas d’actes de délinquance sérieux dans cette école qui se situe en plein cœur du cinquième arrondissement. Mieux cette école privée laïque est une institution. Premier établissement secondaire laïque pour jeunes filles créé en France, le collège Sévigné se vante “de solliciter les qualités de cœur et de compréhension mutuelle des enfants, en un mot, leurs qualités humaines afin de les conduire vers leur épanouissement dans la perspective d’un monde plus solidaire”.
Il s’agit juste d’une petite folie sécuritaire : filmer, surveiller est devenu banal, une décision de gestion ordinaire.
Pourtant installer un système de vidéo surveillance au cœur d’une école n’est pas un acte anodin. C’est diffuser, au cœur d’une institution qui est censée transmettre le respect de la liberté individuelle et de la confiance, des valeurs de soumission et de défiance. C’est signifier aux enfants que l’on se méfie d’eux, qu’on contrôle leurs faits et gestes.
Vous imaginez-vous grandir, dès la maternelle, dans un monde où vous êtes épiés et contrôlés en permanence ?
C’est juste inconcevable.
Publié par : bruno walther le : mai 18, 2009
Premier post de ce blog.
Le blog Sévigné Family réunit l’ensemble des membres de la communauté du collège Sévigné, parents, enfants, enseignants et personnel qui souhaitent faire vivre et se mobiliser autour du projet éducatif de l’école.
Pour publier c’est très simple pour poster sur ce blog, il suffit d’en faire la demande et d’appartenir à la communauté de Sévigné, en tant qu’élève, parent, enseignant ou personnel administratif et technique.
Ce blog est un espace de dialogue et par définition les avis peuvent y être différents.
Vous pouvez y poster des informations sur l’école, des points de vue, des idées sur l’école, bref tout ce que vous trouverez positif pour l’école.
Par contre ce blog doit respecter des règles de savoir vivre, de non excessivité et ne comprend aucune attaque directe ou sous-entendu sur des personnes.
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